Oui : la région Grand Est a connu une véritable hausse des résidences secondaires entre 2009 et 2020, avec une augmentation d’environ 28 à 29 % selon l’INSEE, nettement supérieure à la moyenne nationale (près de 15 points de plus). Ce phénomène tient à la combinaison d’une attractivité touristique locale, de la proximité de frontières actives et d’un profil d’acheteurs souvent résidant à proximité.
Quels facteurs concrets expliquent ce boom des résidences secondaires ?
Plusieurs motifs se superposent. D’une part, des zones touristiques accessibles comme les Vosges proposent des prix plus abordables que dans d’autres massifs, ce qui attire des acquéreurs parfois plus jeunes. D’autre part, la frontière luxembourgeoise et les flux transfrontaliers renforcent la demande, tant pour un usage personnel que pour des investissements locatifs ponctuels. Enfin, l’évolution des modes de vie — recherche de courts séjours proches du domicile, télétravail partiel — a rendu l’idée d’une seconde maison plus réaliste pour de nombreux ménages.

Où ces logements se concentrent-ils dans la région ?
La hausse ne concerne pas uniformément tout le territoire. Les grandes agglomérations et les zones frontalières voient une forte part de résidences secondaires et de logements occasionnels, tandis que le massif des Vosges occupe une place singulière : dans certains secteurs autour de Gérardmer ou La Bresse, plus d’un logement sur cinq est déclaré comme résidence secondaire. Ce contraste tient autant aux prix qu’à l’offre touristique et aux facilités d’accès.
Qui sont les propriétaires et quelle place prend la proximité ?
Le Grand Est se distingue par la part importante de propriétaires locaux : environ 69 % des résidences secondaires appartiennent à des ménages vivant dans la région, ce qui en fait le taux le plus élevé en métropole. Pour beaucoup, la résidence secondaire reste un projet de proximité : dans plus de la moitié des cas, le trajet en voiture depuis le domicile principal est inférieur à une heure, et dans environ un tiers des cas il est même inférieur à 15 minutes. Les acheteurs étrangers représentent aussi une part notable, principalement originaires des pays voisins — Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Suisse — et renforcent le caractère transfrontalier du marché.
Erreurs fréquemment observées chez les acheteurs de résidences secondaires
- Sous-estimer les coûts récurrents (charges, entretien, taxes) et leur impact sur le budget.
- Ne pas vérifier la demande locative locale ou les règles de location saisonnière avant d’investir.
- Ignorer la variabilité des taux d’emprunt et ne pas simuler plusieurs scénarios de financement.
- Choisir une localisation surtout « coup de coeur » sans évaluer l’accessibilité et l’attractivité toute l’année.
Comment préparer un projet d’achat en limitant les risques ?
Avant d’engager une offre, il est utile de faire plusieurs simulations de financement et de comparer les taux pratiqués par différents établissements. Consulter un courtier peut aider à clarifier la capacité d’emprunt et les coûts annexes. Pensez aussi à définir précisément l’usage prévu — résidence familiale, pied-à-terre régulier, ou location intermittente — car cela influencera le choix du secteur, le type de bien et le niveau d’équipement nécessaire. Enfin, renseignez-vous sur la saisonnalité de la demande et les documents d’urbanisme locaux qui peuvent limiter certains usages.

FAQ
Où vaut-il mieux acheter une résidence secondaire dans le Grand Est ?
Le choix dépend de vos priorités : proximité et fréquence d’usage favorisent des achats près des agglomérations ou à moins d’une heure de route, tandis que la montagne (Vosges) attire pour des séjours nature à prix souvent plus accessibles. Évaluez l’accès routier, les services locaux et la saisonnalité avant de décider.
Les résidences secondaires posent-elles un problème pour l’accès au logement local ?
Dans certains secteurs urbanisés ou touristiques la concentration de résidences secondaires peut réduire l’offre disponible pour les habitants permanents et peser sur les prix. Ce phénomène est localisé : il mérite d’être observé au cas par cas plutôt que généralisé à toute la région.
Est-il indispensable de passer par un courtier pour financer une résidence secondaire ?
Ce n’est pas obligatoire mais souvent utile : un courtier aide à comparer les offres, simuler différents scénarios et optimiser le montage financier en tenant compte des particularités d’une acquisition non principale.
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