La garantie loyers impayés permet au propriétaire bailleur d’être indemnisé en cas de non-paiement du loyer et de bénéficier d’une prise en charge des procédures juridiques ; elle inclut fréquemment une couverture des dégradations locatives si vous souscrivez l’option via votre assurance Propriétaire Non Occupant (PNO). Pour que la garantie joue, le locataire doit respecter des critères de solvabilité et vous devez suivre la procédure de relance et de déclaration prévue au contrat.
Pourquoi envisager une garantie loyers impayés quand on loue ?
La GLI sert d’amortisseur financier : elle sécurise des revenus réguliers, notamment quand le loyer sert à rembourser un prêt immobilier. Au-delà du simple remboursement des loyers, elle peut prendre en charge les frais de procédure (huissier, avocat) et déléguer le contentieux à un professionnel, ce qui évite au bailleur de monter seul des actions judiciaires longues et complexes.

Autre avantage souvent oublié : la garantie anticipe des situations particulières comme l’occupation illégale du logement (squat) en couvrant les loyers perdus et certains frais d’expulsion, ce qui protège votre trésorerie et votre projet locatif.
Que comprend la couverture loyers impayés et la garantie dégradations locatives ?
Garanties liées aux loyers impayés
La garantie indemnise les loyers et charges non perçus dans la limite et selon les conditions du contrat. Elle peut aussi couvrir les pertes quand le locataire part sans respecter le préavis ou en cas de décès. Certaines formules incluent la prise en charge des frais engagés pour récupérer les sommes dues, comme les honoraires d’huissier ou d’avocat.
Garantie dégradations locatives
Lorsqu’elle est incluse, la garantie dégradations locatives indemnise la remise en état du logement après des dommages causés par le locataire, y compris sur les éléments intégrés (cuisine, salle de bains), ainsi que les frais de nettoyage, d’enlèvement, ou de serrurerie et parfois la perte de loyer si le bien n’est plus immédiatement louable.
Qui peut être couvert et quelles conditions faut-il respecter ?
Pour le propriétaire la condition principale est la souscription de l’assurance PNO et le choix de l’option GLI ; il n’y a pas d’exigence technique supérieure au-delà de cela. Pour le locataire, la logique est préventive : il doit justifier ses revenus et respecter un taux d’effort maximal généralement fixé au contrat. Le document de référence mentionne un seuil commun de 35 % pour le ratio loyer/revenu net.
Si le locataire est déjà en place au moment de la souscription, l’assureur exige souvent l’absence d’incidents de paiement sur les six mois précédents, un solde locatif nul à la date d’effet et une période probatoire (trois mois) avant que la garantie ne soit pleinement effective.
Comment déclarer un impayé et déclencher la prise en charge ?
La rapidité et le respect des étapes formelles conditionnent l’indemnisation. La procédure type commence à la date d’exigibilité du loyer, puis se poursuit par une relance en lettre simple au bout d’environ 20 jours, une mise en demeure recommandée avec accusé de réception vers le jour 35, puis, si la dette persiste, la déclaration de sinistre autour du jour 45 accompagnée des pièces demandées. Dans le cas traité ici, la déclaration se fait auprès de l’intermédiaire mentionné dans le contrat, Verlingue Immobilier.

Ne pas respecter ces délais ou omettre des relances formelles peut compromettre la prise en charge ou conduire à une réduction de l’indemnité.
Pièges fréquents à éviter
- Valider la solvabilité du locataire de façon trop superficielle et se retrouver hors critères au moment du sinistre.
- Oublier d’envoyer les relances ou la mise en demeure dans les délais exigés par le contrat.
- Penser que toutes les dégradations sont couvertes alors que l’usure normale ou l’absence d’entretien peuvent être exclus.
- Tenter de cumuler GLI et caution personne physique sans vérifier que le contrat le permet.
- Ne pas vérifier les plafonds, franchises et la durée maximale de prise en charge avant de signer.
FAQ
La garantie couvre-t-elle le squat ?
Oui, selon le contenu du contrat, l’occupation illégale peut être prise en charge : loyers non perçus et frais de procédure d’expulsion sont souvent inclus, mais il convient de vérifier les plafonds et conditions précisées par l’assureur.
Peut-on cumuler une GLI et une caution solidaire ?
Dans de nombreux cas, le cumul est restreint voire interdit pour les locations classiques ; il faut consulter les conditions du contrat car certaines exceptions existent mais ne sont pas systématiques.
Que faire si l’assureur refuse l’indemnisation ?
Si l’indemnisation est refusée, les motifs courants sont le non-respect des procédures (délais, relances) ou l’inéligibilité du locataire. Relisez le contrat, rassemblez les preuves des démarches effectuées et contactez l’intermédiaire indiqué pour comprendre le refus avant d’envisager une contestation formelle.
Articles similaires
- Garantie des loyers impayés : quelles conditions pour en bénéficier ?
- Assurance emprunteur : comment vérifier l’équivalence des garanties ?
- Assurance bris de glace : que couvre-t-elle et comment déclarer ?
- Licenciement pour inaptitude : le piège à éviter pour le salarié
- Quelles sont les techniques efficaces pour faire une relance en cas de facture impayée ?